Deux-roues motorisé : un avant-goût de liberté ?
Beaucoup de jeunes rêvent d’avoir leur deux-roues motorisé… et peut-être le vôtre aussi ! S'il vous le réclame, avant de l’autoriser, lisez ces quelques lignes et prenez le temps d’en parler avec lui.
Un danger réel !
Les deux-roues motorisés sont plus dangereux que les autres moyens de transport :
• ils sont moins visibles que les automobiles ;
• leur stabilité est moins bonne ;
• ils n’ont pas de carrosserie pour protéger le conducteur en cas de chute.
Avant de prendre une décision, il est donc indispensable d’avoir en tête ces deux éléments :
• le deux-roues motorisé offre une réelle autonomie de déplacement (et ce dès 14 ans)
• mais n’est pas sans risque : en 2008, 7 654 jeunes âgés de 16 à 21 ans ont été victimes d’accidents à cyclomoteur (dont 123 tués) et 1 901 à moto (87 tués).
Des chiffres qui font réfléchir
Le risque d’accidents à cyclomoteur culmine à 16/17 ans : près de 54 tués et 3 569 blessés en 2008.
Il y a 17 fois plus de risque d’accidents à cyclomoteur qu’en voiture (à nombre de km parcourus égal).
Près de 40 % des cyclomotoristes tués ont moins de 20 ans.
Plus de 1 jeune cyclomotoriste tué sur 10 ne portait pas de casque.
La moitié des accidents mortels impliquant un cyclo se produit la nuit.
22 % des motocyclistes et 32 % des cyclomotoristes (tous âges) impliqués dans un accident mortel avaient une alcoolémie supérieure ou égale à 0,5g/l.
L'autoriser ou pas?
L’achat, ou non, d’un deux-roues doit entrer dans un projet d’autonomie et résulter d’une négociation entre vous, parents, et votre enfant.
Les arguments en faveur du deux-roues peuvent être :
• la distance de votre domicile aux centres attractifs de la vie urbaine ;
• les contraintes de l’accompagnement en voiture de votre enfant pour satisfaire ses besoins objectifs de déplacement.
En revanche, la présence d’un réseau de transports efficace et financièrement accessible peuvent vous permettre d’argumenter votre refus, quitte à négocier des alternatives au désir de mobilité et d’indépendance de votre enfant.
Incontestablement, la conduite d’un deux-roues motorisé représente un risque. Or la prise de risque est « normale » pour un ado ; elle lui permet de se construire en tant qu’adulte.
Outre l’inexpérience, certains comportements favorisent les accidents (conduite agressive, dépassement hasardeux…) ou les aggravent (vitesse excessive, non port du casque).
À vous d’estimer les capacités de votre enfant à adopter une conduite responsable. Si la relation de confiance entre vous est bonne, cela peut faire pencher la balance vers une acceptation… sous conditions.
Proposez-lui un contrat moral. En échange de la permission d’avoir un deux-roues, il s’engage à respecter un certain nombre de règles que vous établirez ensemble.
Établissez un contrat moral avec votre enfant
Les chiffres montrent un risque réel , c’est pourquoi 70 % des parents refusent que leur enfant conduise un scooter.
Si toutefois vous acceptez, après avoir bien pesé le pour et le contre, des règles doivent alors être fixées dans le cadre d’un contrat moral qui vous engage, votre enfant et vous.
En échange du droit de conduire un deux-roues, votre adolescent devra s’engager à respecter les règles que vous allez établir ensemble. Chaque règle devra être explicitée autant que nécessaire pour être bien comprise. Une fois ces règles posées, expliquées et acceptées, vous devrez, vous parents, être intransigeants : si vous constatez que l’un des éléments du contrat n’est pas respecté, interdisez la conduite du deux-roues.
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Doivent figurer parmi les engagements de votre enfant ces quelques points incontournables :
• ne pas trafiquer (débrider) son cyclomoteur ;
• respecter le code de la route ;
• toujours rouler avec son casque attaché ;
• s’équiper convenablement (gants, blouson, pantalon) et ce, même s’il fait chaud ! ;
• ne pas transporter de passager dans les premiers mois ;
• ne pas prêter son cyclomoteur ;
• entretenir son cyclomoteur ;
• ne pas utiliser son « cyclo » pour faire des figures acrobatiques : conduite sur une seule roue, etc. ;
Conduire une petite cylindrée
Deux catégories de petites cylindrées
Les cyclomoteurs (n’excédant pas 50 cm³) dont la vitesse par construction ne doit pas dépasser les 45 km/h ;
Les motocyclettes légères (n’excédant pas 125 cm³) dont la vitesse par construction n’est pas limitée, mais dont la puissance ne doit pas dépasser 11 kW (15 ch).
Les conditions pour conduire un cyclomoteur
Pour conduire un moins de 50 cm³,
il faut :
• avoir au minimum 14 ans ;
• pour les personnes nées après le 31 décembre 1987 : être titulaire du Brevet de sécurité routière (BSR) OU d’un permis de conduire valide ;
• Avoir une carte grise et une plaque d’immatriculation si le véhicule a été acheté neuf après le 30 juin 2004 (elles sont obligatoires) ;
• avoir souscrit une assurance ;
• rouler avec un véhicule muni de tous les équipements obligatoires ;
• porter un casque homologué et correctement attaché.
Depuis mars 2007, l’allumage des feux le jour est obligatoire pour tous les cyclomoteurs mis en circulation après le 1er juillet 2004. Si le deux-roues motorisés de votre ado est plus ancien, conseillez-lui d’allumer ses feux de jour comme de nuit. Il sera ainsi plus visible.
Les conditions pour conduire une moto légère (n’excédant pas 125 cm³)
Pour conduire une moto légère, il faut :
• avoir 16 ans au minimum ;
• être titulaire du permis A1 ou être titulaire du permis B depuis au moins deux ans ;
• avoir une carte grise et une plaque d’immatriculation ;
• avoir souscrit une assurance ;
• rouler avec un véhicule muni de tous les équipements obligatoires ;
• porter un casque homologué et correctement attaché.
Depuis mars 2007, l’allumage des feux de croisement le jour est obligatoire pour les 125 mis en circulation après le 1er juillet 2004. Si la moto de votre enfant est plus ancienne, conseillez-lui d’allumer ses feux de jour comme de nuit. Il sera ainsi plus visible.
La nécessité d’une formation
Pour en savoir plus
L’accès au cyclomoteur, pour un adolescent, c’est la découverte de la vitesse et une période de prise de risques. Beaucoup de raisons pour arriver sur la route bien préparé !
Le BSR : pour les cyclomoteurs
Tout conducteur de cyclo doit être titulaire du Brevet de sécurité routière ou d’un permis de conduire valide. Cette disposition ne s’applique toutefois qu’aux personnes nées après le 31 décembre 1987.
Pour obtenir le BSR, il faut être âgé de 14 ans révolus et posséder l’ASSR de niveau 1, que l’on passe en classe de 5ème.
Une fois l’ASSR de niveau 1 en poche, l’ado doit suivre 5h de formation en circulation, le plus souvent avec un moniteur de moto-école.
Le futur conducteur apprend à se placer sur la chaussée en fonction des autres usagers et à évaluer les situations dangereuses.
Le moniteur remet au jeune une attestation validant sa formation. Si le moniteur juge que le jeune n’est pas encore apte à circuler, il peut proposer, en accord avec les parents, d’augmenter le nombre d’heures de pratique.
En amont du BSR, La Prévention Routière, ainsi que d’autres associations, proposent des séances de « prise en main » et de maîtrise du cyclo, qui vont au-delà de la formation obligatoire.
Le permis pour les motos légères
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Ces conditions sont le strict minimum fixé par la règlementation. Il est cependant fortement recommandé à ceux qui désirent conduire un deux-roues motorisé en toute sécurité, de suivre une formation plus poussée dans une moto-école.
Créé le 1er mars 1999, le permis A1 se compose d’une épreuve théorique sur le code de la route et des épreuves de conduite dont la dernière s’effectue en circulation réelle.
Depuis 1996, les titulaires du permis B peuvent conduire un 125 sans autre formalité dès 2 ans de permis. En revanche, les conducteurs ayant obtenu leur permis B depuis le 1er janvier 2007, et qui souhaitent conduire un 125 dès 2 ans de permis, doivent désormais suivre une formation dispensée par un établissement ou une association agréés.
Contrairement aux idées reçues, les détenteurs du permis B, malgré leur manque de formation, n’ont pas plus d’accidents que ceux ayant leur permis moto. Cela peut s’expliquer par leur connaissance de la circulation. Toutefois, une formation initiale en moto-école est conseillée pour apprendre à manier son deux-roues et pour en connaître les spécificités…
Les dangers du débridage et du kitage d'un cyclo
En principe, le moteur d’un cyclo est bridé lors de sa mise en vente. Le débrider, c’est le modifier de manière à accroître sa puissance. Cette opération est très facile, puisqu’il suffit d’une simple manipulation sur le pot d’échappement de l’engin.
Le kitage, quant à lui, consiste à ajouter un « kit », un pot d’échappement le plus souvent, qui accroît également la puissance du cyclomoteur.
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La vitesse d’un engin débridé et/ou kité peut dépasser largement la vitesse de 45 km/h prévue pour les cyclos.
Cette pratique est à proscrire car votre enfant n’a ni la formation, ni la maturité suffisantes pour conduire dans la circulation un engin qui peut rouler à plus de 45 km/h.
L’interdiction formelle du débridage et du kitage doit donc impérativement entrer dans le contrat moral parent/enfant conditionnant l’achat d’un cyclomoteur.
Le débridage est un délit
La vente d’un cyclo débridé ou kité constitue aujourd’hui un délit, passible, pour les professionnels, de deux ans d'emprisonnement, de 30 000 euros d'amende, et d’une interdiction d’exercice de 5 ans.
Si vous ou votre enfant revendez un cyclomoteur qui a été débridé (ou kité), vous encourez jusqu’à 6 mois de prison et 7 500 euros d’amende.
Si votre enfant est contrôlé au guidon d’un engin trafiqué, il risque non seulement une amende de 135 €, mais aussi l’immobilisation, voire la confiscation de son véhicule par les forces de l’ordre.
Pour en savoir plus
Lire aussi « L'avis de l'assureur » concernant le cyclo.
En cas d'accident avec un cyclomoteur débridé ou kité, l'assurance peut ne jouer que partiellement, voire pas du tout, si le conducteur n'a pas déclaré à son assureur les modifications survenues.
Comment reconnaître un cyclo débridé?
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La question de l’interdiction du débridage doit être évoquée avec votre adolescent et elle n’est pas négociable. À vous ensuite de vérifier qu’il a tenu son engagement.
Pour reconnaître un cyclo débridé, vous pouvez tout simplement le tester : s’il peut aller au-delà de 45 à 50 km/h, c’est qu’il a été débridé.
Le niveau sonore de l’engin peut également vous alerter : un cyclomoteur débridé ou kité fait bien plus de bruit qu’un engin non modifié.
Enfin, même sans vous y connaître, vous devriez repérer le changement du pot d’échappement d’origine.
L'importance des équipements
Le casque
• Élément essentiel de sécurité du conducteur, il est la seule protection de la tête du cyclomotoriste.
• Il doit être acheté neuf et être homologué.
• Il est important d’en essayer plusieurs. Il faut que le casque s’ajuste bien à la tête. Mieux vaut qu’il serre un peu car avec le temps la garniture se tasse. Un casque est personnel et ne se prête pas.
• Il est préférable d’opter pour un casque intégral, qui offre une meilleure protection du visage. Mais les jets ou les semi-intégraux, plus rudimentaires, sont également homologués.
• Le meilleur des casques n’aura aucune efficacité s’il n’est pas ou mal attaché car il sera éjecté dans la chute ou le choc.
• Un casque doit impérativement être changé après une chute ou un accident : sa structure intérieure risque d’être détériorée sans que cela soit apparent.
La tenue vestimentaire
• Rien n’est exigé, mais les vêtements en cuir sont à privilégier.
• Les matières synthétiques sont à proscrire : en cas de frottement sur le sol, ces matières fondent sur la peau et peuvent brûler grièvement. Les jambes et les bras doivent être protégés par des vêtements solides.
• Les gants sont indispensables été comme hiver.
• Une paire de bottes ou de bottines, à défaut des chaussures montantes solides, protègent les pieds et les chevilles en cas de chute.
• Porter des éléments réfléchissants permet d’être bien vu : beaucoup d’accidents sont liés au fait que les usagers de deux-roues sont mal perçus par les automobilistes.
La sécurité passe aussi par l’entretien
Comme pour une voiture, un entretien régulier doit être effectué. Cela participe grandement à la sécurité.
Pensez à vérifier fréquemment :
• la pression des pneus, au moins une fois par mois à froid ;
• le bon fonctionnement de l’éclairage et des clignotants ;
• la tension et la lubrification de la chaîne.
Conformez-vous strictement aux prescriptions du constructeur mentionnées dans le carnet d’entretien.
Prendre un passager ou être passager
Pour que votre adolescent prenne un passager sur son cyclomoteur, ou pour que lui-même devienne passager de l’un de ses camarades, le véhicule doit avoir une homologation adéquate : le certificat de conformité doit mentionner la présence de 2 places assises y compris le conducteur.
Le passager d’un cyclomoteur est exposé aux mêmes risques que les conducteurs. Pourtant, il est souvent moins bien équipé. Vous devez donc rappeler à votre enfant que comme le conducteur, le passager doit porter un casque adapté à sa tête (jugulaire réglée et attachée), des vêtements robustes et couvrants (hiver comme été) et des gants.
Souvent, le passager n'ayant pas la même expérience du deux-roues que le conducteur ne sait pas bien comment se comporter. Lorsqu'il transporte un passager, le conducteur doit donc lui demander de respecter quelques règles de sécurité, avant de prendre la route :
• s'asseoir le plus près possible du conducteur pour bien sentir ses mouvements et se tenir à lui ;
• ne pas poser les pieds par terre à l'arrêt ;
• éviter tout geste brusque et accompagner le conducteur dans les virages.
Pour transporter un enfant de moins de 5 ans, le cyclomoteur doit disposer d’un siège conçu à cet effet et d’un système de retenue ; toutefois, transporter un enfant de moins de 10 ans est fortement déconseillé.
Conduire une moto
Les motos grosses cylindrées
Ce sont celles qui font plus de 125 cm³. Il en existe :
• d ’une puissance comprise entre 15 et 34 ch (11 kW à 25 kW) et dont le poids à vide ne dépasse pas 156 kg.
• d ’une puissance de plus de 34 ch (25 kw) n’excédant pas 100 ch (73,6 kw).
Les conditions pour conduire une grosse cylindrée
Pour conduire une « plus de 125 cm³ », il faut :
• avoir 18 ans au minimum ;
• être titulaire du permis moto (permis A);
• entre 18 et 21 ans et pendant 2 ans après l’obtention du permis, la moto ne doit pas dépasser 34 CV ;
• avoir une carte grise et une plaque d’immatriculation ;
• avoir souscrit une assurance ;
• rouler avec un véhicule muni de tous les équipements obligatoires ;
• porter un casque homologué et correctement attaché.
Le permis moto (ou permis A) pour les grosses cylindrées
Le permis A, pour toutes les motos, se compose du code et de 2 épreuves. La première partie s’effectue sur un plateau, la seconde en circulation réelle.
L’épreuve sur plateau consiste à évaluer la maîtrise du deux-roues dans plusieurs situations à allure lente et à allure normale. Une interrogation orale sur la sécurité du pilote et les aspects techniques de la moto vient compléter l’épreuve.
Une fois l’épreuve plateau franchie avec succès, la deuxième épreuve a lieu en circulation réelle. Pendant 30 mn, un examinateur, relié à l'élève par radio, contrôle vos aptitudes à circuler sur la route.
Les pocket-bikes : des mini-motos très dangereuses
À l’origine utilisées uniquement sur circuit, les pocket bikes ou mini-motos sont en plein essor, bien que totalement inadaptées à la circulation publique. Ne vous fiez pas aux arguments de vente qui sont pour la plupart aux antipodes de la sécurité routière. À 100 km/ h et à quelques centimètres du sol, la pratique du pocket bike ne permet ni l’apprentissage de l’équilibre, ni celui des réflexes ou de la maîtrise de soi !
Les pocket bikes ont une cylindrée qui varie entre 30 et 125 cm³. Leur faible taille – de 50 à 80 cm de hauteur de selle – fait qu’un conducteur de taille moyenne est aussi peu à l’aise que sur un vélo d’enfant. Leur faible hauteur les rend également quasiment invisibles aux yeux des automobilistes.
Surpuissants par rapport à leur poids, certains de ces engins peuvent atteindre jusqu’à 100 km/h. Leur faible coût d’acquisition a participé à leur développement autant en milieu rural qu’urbain.
Les mini-motos vendues dans le commerce ne sont pas homologuées pour circuler sur les voies ouvertes à la circulation publique, car elles ne respectent pas les prescriptions techniques minimales exigées (conformité des dispositifs de freinage, d’éclairage, pneumatiques, etc.). Elles sont donc en principe réservées à un usage sur terrain privé clos.
Si malgré tous les dangers, vous décidez de permettre à votre enfant de conduire une mini-moto, assurez-vous qu’il ne l’utilise que sur terrain clos, fermé à la circulation publique, tel que les pistes ou les circuits, encadrés par des professionnels compétents et qu’il s’équipe correctement : casque, gants, genouillères et bottes.
Le Code de la route puni d’une amende de 1 500 euros maximum, toute personne qui circule sur les voies ouvertes au public avec une mini-moto ou un quad non homologué (non-conforme aux prescriptions techniques réglementaires relatives à la sécurité et aux nuisances). L’immobilisation, la confiscation ou la mise en fourrière peut être prononcée.
Les quads : peu maniables et difficiles à conduire
Il existe deux catégories de quads (« quadricycles à moteur ») :
• les quads non homologués route qui ne peuvent pas circuler sur la voie publique. Ils ne sont pas soumis au code de la route, mais nécessitent un apprentissage de la conduite. En cas d’utilisation par un mineur, la présence d’un adulte est indispensable ;
• les quads homologués route qui peuvent circuler sur les voies ouvertes à la circulation publique, sauf autoroutes et voies rapides. Leur utilisation est soumise au respect du code de la route, qui distingue deux catégories : les légers (dont la vitesse maximum par construction n’excède pas 45 km/h et dont la cylindrée n’excède pas 50 cm³) et les lourds (supérieurs à 50 cm³ et dont la puissance maximum nette n’excède pas 15 kilowatts).
Pour conduire un quad léger, il faut :
• avoir au minimum 16 ans ;
• pour les personnes nées après le 31 décembre 1987 : être titulaire du Brevet de sécurité routière (BSR) option quadricycle ou du permis A1 ou B1 (pour les personnes nées avant le 31 décembre 1987, aucun permis n’est exigé) ;
• avoir une carte grise et une plaque d’immatriculation arrière;
• avoir souscrit une assurance ;
• porter un casque homologué et correctement attaché.
Pour conduire un quad lourd, il faut :
• avoir au minimum 16 ans ;
• être titulaire du permis A, A1, B ou B1
• avoir une carte grise et une plaque d’immatriculation arrière ;
• avoir souscrit une assurance ;
• porter un casque homologué et correctement attaché.
Pour en savoir plus
Lire aussi « L'avis de l'assureur » concernant les quads et pocket-bikes.
Ne vous fiez pas à son aspect sécurisant. Les quads peuvent être dangereux. Peu maniables, ils braquent très mal et manquent considérablement de tenue de route, notamment en cas de freinage. Plus la vitesse augmente, plus ils sont dangereux. Ces véhicules très lourds se retournent facilement, ce qui peut avoir des conséquences dramatiques pour le conducteur, pris en dessous. Leur conduite nécessite donc un apprentissage spécifique et une conduite apaisée.
Avant de permettre à votre enfant de se lancer au guidon d’un quad, inscrivez-le à une formation de quelques heures auprès d’un professionnel. Loin d’être aisée, la prise en main du quad requiert prudence et compétence. D’où l’intérêt d’un apprentissage encadré.
Le Code de la route puni d’une amende de 1 500 euros maximum, toute personne qui circule sur les voies ouvertes au public avec une mini-moto ou un quad non homologué (non-conforme aux prescriptions techniques réglementaires relatives à la sécurité et aux nuisances). L’immobilisation, la confiscation ou la mise en fourrière peut être prononcée.